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Situation de crise chez les sapeurs pompiers : un problème politique

Après les agents du Département, les personnels des EHPAD, les parents de collégiens… c’est donc au tour de nos soldats du feu de subir l’application concrète de l’austérité décidée par le Président Favreau, avec son incomparable capacité à casser le dialogue social. De ce point de vue, la nomination de M. Marolleau à la tête du SDIS était une grave erreur de casting. La direction du SDIS n’est pas en cause, il s’agit bien d’une crise de confiance politique, le constat d’échec d’une méthode autoritaire, cassante, qui fonctionne peut-être dans l’entreprise privée de M. Marolleau, mais qui est totalement inadaptée à la tête d’un SDIS.

Nous ne pouvons que soutenir nos sapeurs pompiers, respecter et saluer leur travail et leur engagement, surtout dans cette période sensible où les sollicitations et les attentes sont plus fortes que jamais. Confrontés au danger et aux difficultés les plus graves au quotidien, ils méritent d’être soutenus par leur hiérarchie et par les élus. Au lieu de ça, on les traite avec le plus grand mépris.

Le contexte budgétaire est tendu, aucun deux-sévrien n’est passé à coté de cette information, mais ce n’est pas la seule raison qui pousse MM Favreau et Marolleau à agir ainsi. L’austérité érigée en dogme, voilà ce qu’ils nous offrent !

On demande toujours plus d’efforts aux sapeurs-pompiers et aux agents du Département . On réduit indirectement leurs moyens en n’augmentant pas le budget du SDIS alors que les dépenses de fonctionnement, elles, augmentent inévitablement. Faire plus avec moins, sans cesse…Comment imaginer que le service rendu à la population ne sera pas impacté par cette pression budgétaire et managériale ?

Rodolphe Challet

Groupe Gauche solidaire

jean-claude

À propos de RésALIS…

La philosophie du dispositif était innovante et vertueuse pour la santé des collégiens, avec plus de bio, et la vitalité des entreprises locales. Les principes d’action et objectifs du programme multi sectoriel ayant prévalu à la mise en œuvre de RésALIS étaient :

– la mise en place d’un groupement d’achats privilégiant la fourniture de produits régionaux et de saison dans les cuisines des collèges ( 2 millions de repas par an) : développer l’économie de proximité tout en maintenant ou améliorant la qualité des produits servis

– la formation des chefs de cuisines des collèges par des techniciens réfé- rents (cuisiniers, techniciens culinaires, diététiciennes)

– un programme d’équipement des cuisines pour améliorer à la fois les conditions de travail et les performances culinaires par des méthodes adaptées – un programme d’information des familles et d’éducation des élèves à la santé par la diététique

– un dispositif d’aides à la structuration de la filière du maraîchage : aides à l’installation et aides à la conversion en bio

– un soutien aux dispositifs logistiques d’approvisionnement

Nous sommes élus, notamment, pour veiller à la santé alimentaire de nos enfants dans les collèges, et RésALIS était une réponse réfléchie et ambitieuse. La mise en œuvre de ce programme est complexe : le système n’est pas sans faiblesses. Elles concernent principalement la logistique (massification et conditions de livraison) et la négociation des prix pour certains produits.

Les améliorations sont possibles par discussions et négociations entre les différents partenaires.

L’extension du système vers les écoles et les lycées doit faciliter ces progrès.

L’actuelle majorité du Conseil départemental propose aux établissements le choix du maintien ou de la sortie du groupement d’achats pour certains groupes d’aliments. Les conséquences seront immédiates  : retour massif de légumes fournis par des grossistes s’approvisionnant en Espagne ou en Afrique du nord et retour des viandes de volailles industrielles. En effet, les collèges, devant le fait accompli de l’interruption des marchés, doivent se tourner vers des solutions d’urgence et faire appel aux circuits classiques d’approvisionnement.

Tous les axes de ce travail sont forcément remis en cause. C’est l’ensemble du système qui s’écroule. Cette évolution est contraire aux objectifs affichés de soutien à l’économie deux-sèvrienne.

Qu’en pensent les maraîchers récemment installés, qui ont investi et programmé des cultures pour répondre aux besoins ? Qu’en pensent les parents d’élèves et leurs fédérations, qui vont voir une baisse de la qualité du service rendu, pendant qu’on augmente le prix de la demi-pension ?

Tout ceci ressemble à une casse en règle qui ne dit pas son nom, or le système mérite de progresser et d’être étendu, pas d’être cassé !

Jean-Claude Mazin

assemblee

Le groupe Gauche solidaire, constructif et combatif !

En commission permanente ce matin, nous avons approuvé la motion concernant la défense de l’autonomie financière des Départements, parce que cela correspond à notre vision de l’intérêt général.

En revanche, nous avons voté contre la décision de participer à la création d’un bureau de lobbying auprès de la région Nouvelle Aquitaine à Bordeaux, mesure que nous considérons comme une dépense totalement inutile : les Départements sont représentés à la Région, chaque groupe politique ayant les moyens matériels de fonctionner. Cette initiative malheureuse nous engage dans un processus coûteux, car après la location d’un bureau de 154 m² à Bordeaux (coût annuel 24 000€) il faudra aussi payer les personnels affectés sur place.

Par ailleurs, nous avons alerté le Président Favreau sur la baisse constatée au niveau des inscriptions des familles auprès de notre service de transport scolaire : -9 % par rapport à la rentrée précédente, alors même que les effectifs sont en hausse dans les collèges des Deux-Sèvres ! Cette baisse est évidemment liée à l’explosion du tarif voté par la Droite.

Enfin, nous avons dénoncé les coupes sombres dans les budgets de la Culture et du Sport, en totale contradiction avec la volonté affichée de sauvegarder l’emploi dans les territoires.

CAC-HD

Rentrée : l’heure des comptes arrive !

Comme nous l’avons dénoncé à de multiples reprises, la rentrée scolaire va coûter très cher aux Deux-sévriens.La majorité départementale de M. Favreau a fait exploser les tarifs de transport scolaire (+ 180 %). En plus d’être injuste, cette hausse démesurée, à laquelle il faut ajouter l’augmentation de 30 centimes par repas, n’aura aucun effet bénéfique sur les finances du Département, car les recettes attendues ne seront sans doute pas au rendez-vous. En effet, cette augmentation tarifaire déraisonnable et brutale a un effet dissuasif pour les familles… Nos autocars circuleront avec moins d’élèves à bord, véritable non-sens économique, social et écologique !

Une année de casse sociale et de verrouillage démocratique

Pour le 1er anniversaire de la Droite au Conseil départementale, la presse a souligné l’absence d’état de grâce pour Gilbert Favreau. Il y a un an, nous avions alerté sur les risques contenus dans le « projet » des nouveaux élus. Malheureusement nous avions vu juste !

Monsieur le Président,

Mes chers collègues,

Je veux d’abord saluer tous les élus de ce nouveau conseil départemental et les féliciter pour leur élection, comme l’usage républicain le veut. J’ai une pensée émue et amicale pour celles et ceux qui ne sont plus parmi nous aujourd’hui.

Notre Conseil est désormais paritaire, c’est le Gouvernement de gauche qui l’a décidé et fait voter avec le soutien de la majorité parlementaire de gauche. Ce sera ma seule allusion à l’action gouvernementale, car nous avons fait en sorte tout-au-long de la campagne de rester concentrés sur l’enjeu départemental. Cela ne vous a pas empêché de surfer avec une certaine habileté sur la vague bleue qui a submergé la France et vous êtes désormais responsables de la collectivité départementale, parce que les citoyens des Deux-Sèvres l’ont décidé par leur vote ou par leur abstention.

Monsieur le Président, je vous félicite pour votre élection à la tête de notre collectivité et je vous assure de notre engagement total au service de l’intérêt général, ce qui nous conduira à approuver les décisions qui nous sembleront justes et à nous opposer de toutes nos forces à ce qui pourra éventuellement nous paraitre injuste, inutile ou trop couteux. Je ne ferai évidemment pas de procès d’intention à ce stade, nous aurons l’occasion de débattre, je vous laisse profiter de votre état de grâce.

Cependant je dois vous prévenir. Le groupe Gauche solidaire sera vigilant sur votre capacité à maintenir la qualité du service public en Deux-Sèvres, le respect du dialogue social avec les agents et l’intégration des personnes handicapées, l’équité entre les territoires, la protection de l’environnement contre tous les lobbys et intérêts financiers, le soutien aux associations selon des critères objectifs, la solidarité sans culpabilisation des gens qui en ont besoin et en assurant un contrôle strict des aides accordées, tout ceci en assurant l’équilibre financier de notre collectivité, bref ! tout ce que vous n’aviez pas pu faire avant 2008… mais encore une fois, je ne veux pas faire de procès d’intention, il est tout à fait possible que vous ayez progressé depuis !

Le bilan de notre action depuis 2008 est très bon, même BFM businness l’a souligné en nous classant 18e et 19e pour les coûts de fonctionnement et la fiscalité. Nous l’assumons et nous le défendrons, non par nostalgie mais parce que ce qui a été construit ici, avec des élus clairement engagés et des services d’une grande loyauté et aux compétences reconnues, a permis de faire progresser durablement notre Département, avec la priorité donnée à la justice sociale.

Nous ferons le point dans six ans. J’espère sincèrement que notre classement sera toujours aussi bon. J’espère également que la transparence du débat d’idées et la prise en compte de nos remarques permettra de faire vivre la démocratie deux-sévrienne, en associant le plus possible les citoyens à l’action publique.

Enfin, je ne veux pas faire la liste de toutes les promesses que vous n’allez pas tenir, elle serait aussi longue que le contournement nord de Niort, mais simplement vous demander, Monsieur le Président, la plus grande vigilance et même la plus grande sévérité à l’égard de petites phrases entendues ou lues ici ou là, à propos d’une prétendue fraude sociale en Deux-Sèvres. Les tricheries existent, dans tous les domaines, y compris en matière électorale, pourquoi le nier…Mais il y a un règlement de l’action sociale, vous l’avez approuvé, nous l’avons appliqué rigoureusement en poursuivant systématiquement tous les auteurs de fraude. Alors ayons toujours à l’esprit cette exigence de rigueur dans nos décisions, mais aussi dans nos expressions, car à force d’adopter le vocabulaire du Front National certains finiront par sombrer dans le même délire fascisant.

Nous sommes ici parce que la République a fini par s’imposer en France après un combat de plusieurs siècles, ne l’oublions jamais et veillons sur elle à chaque instant.

Discours de Rodolphe Challet, prononcé le 2 avril 2015 lors de la séance d’installation du Conseil départemental des Deux-Sèvres.

 

assemblée

Budget du département : appel à une vraie séance publique et démocratique

Les membres du groupe Gauche Solidaire forment le vœu que le Président du Département, et sa majorité Union Deux-Sèvres, respectent réellement les conditions d’une séance publique et démocratique lors du vote du budget lundi 21 mars :

Que cette séance ne soit pas un simulacre de débat, comme nous l’avons vécu lors du Débat d’orientations budgétaires, avec une représentation des Vice-Présidents, orchestrée pour durer en longueur dans le seul but de contraindre l’opposition à écourter ses arguments et ses questions.

Que nous puissions avoir la parole sans essuyer un « je ne veux pas vous entendre ».

Et bien évidemment que le public puisse accéder à la salle et assister aux échanges. Comme cela doit être le cas dans notre pays où la transparence et la publicité des débats garantissent l’exercice de la démocratie dans l’action publique.

SP

Communiqué de presse – 7 mars 2016

En principe, la présentation du budget de la collectivité est l’aboutissement d’un processus de discussions. La mobilisation exceptionnelle et le blocage de la séance publique de ce matin sont les conséquences logiques du comportement autoritariste du Président du Conseil départemental et de son directeur général depuis près d’un an. La méthode utilisée conduit à une impasse totale. Le fait de refuser la parole au groupe Gauche solidaire a été le point d’orgue de cette tentative de passage en force, avec fermeture du débat. Ne pas vouloir nous entendre, c’est un déni démocratique qui ne peut rester sans conséquence.

Avant le vote du budget 2016 prévu le 21 mars prochain, nous demandons au Président Favreau :

    d’organiser de vraies discussions avec l’ensemble des partenaires sociaux et acteurs concernés par la réduction du budget de fonctionnement

    de revenir sur les moyens accordés aux maisons de retraite notamment la prise en charge de l’animation en EHPAD

    de maintenir la formation des bénévoles de solid’Rnet pour continuer à lutter contre la fracture numérique

    d’annuler les hausses extravagantes de tarifs proposés pour 2016

Si l’organisation du débat le permet, nous porterons, entre autres, ces propositions à la connaissance de nos collègues de l’actuelle majorité. Il faut maintenant revenir à un climat de sérénité, de respect mutuel et d’écoute pour l’intérêt général de tous les deux-sévriens.

Investir ? Oui, mais à la hauteur de nos moyens.

La Majorité départementale s’entête à vouloir maintenir un haut niveau d’investissement alors que notre collectivité fait face à une baisse inédite et drastique de ses ressources. Pour ce faire, le président Favreau et son équipe ont choisi de ponctionner les Deux-Sévriens en augmentant fortement les tarifs des services proposés par le Département quitte à les rendre inaccessibles aux plus modestes : transports scolaires, repas des collégiens, sorties culturelles, taxe sur l’électricité…

Les efforts sont indispensables mais doivent être équitablement partagés. Certains investissements peuvent être reportés afin de préserver le pouvoir d’achat des Deux-Sévriens.

Tribune de Mars 2016 – Le Magazine 79

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